Il est temps de vous poser les bonnes questions
Disons les choses, si vous êtes actuellement en train de consulter cet article, c'est qu'un ensemble de faits ou ressentis commencent à prendre un peu trop de place dans votre quotidien mais aussi et surtout dans votre tête. Vous commencez à vous dire que votre expérience propre dans la relation que vous êtes en train de vivre vous emmène nettement vers quelque chose qui vous met mal à l'aise et il est temps de se confronter à ce que l'on en dit à l'extérieur de votre couple. En effet, voici bien le problème principal. Être avec un(e) pervers(e) narcissique engendre petit à petit des situations tellement absurdes et incohérentes que commencer à garder pour soi certains événements fait partie des premiers signaux qui doivent, de votre côté, vous mettre en alerte. Régulièrement penser à filtrer les informations qui pourraient s'échapper du couple ou conserver à l'intérieur du couple des faits et/ou ressentis néfastes sont des signaux qui doivent vous questionner. Si aujourd'hui, ici et maintenant, vous êtes en recherche de réponse vers l'extérieur, c'est que conjointement, votre centre des émotions (votre ventre, premier cerveau) et votre centre de la réflexion (deuxième cerveau, votre cerveau) ont atteint un tel niveau de contrainte et de frustration, que vous êtes certainement dans ce qui relève tout simplement d'un processus de harcèlement. En d'autres termes, cela veut dire que vous répondez aux deux critères du harcèlement et donc aussi des bases de la perversion narcissique que sont la fréquence et le temps.
Vous l'aurez compris, cela veut donc dire que les comportements, paroles et ressentis que vous avez pu considérer comme étant anormaux, sont présents depuis un certain temps mais aussi à une fréquence suffisamment significative. Tout est donc une question de curseur. Réagir de manière incohérente ou absurde parce que l'on est fatigué une fois de temps temps, cela peut arriver à tout le monde. Tout comme de sous-entendre quelque chose d'irrespectueux par un mot mal choisi au travers d'une situation particulièrement exceptionnelle. L'être humain n'est évidemment pas parfait et il serait impossible de vivre ensemble si une dose acceptable de compassion ou de souplesse minimum ne pouvaient s'activer. Mais lorsque ceci dépasse très largement la zone d'acceptabilité, il est temps de se poser les bonnes questions.
Les phases de l'emprise
Il me paraît premièrement important de préciser qu'il n'y a absolument aucune configuration stricte sur les phases de l'emprise face à un(e) pervers(e) narcissique. Ce sujet ne doit en aucun cas être pris à la légère. Aussi, sans entrer dans une compilation précise de critères qui serait aussi scientifiquement improbable qu'inutile afin de vous faire réaliser ce que vous êtes peut-être en train de subir, il est tout de même nécessaire de tracer les grandes lignes de ce qui pourrait se produire et de ces fameux « red flags » dont on entend beaucoup parler désormais :
- en tout début de relation, votre partenaire s'est beaucoup valorisé(e) et/ou victimisé(e)
- ce que vous dites est très souvent mal interprété, mal pris, sans aucun élément pouvant justifier une telle interprétation ou une telle réaction
- vous ressentez de plus en plus de peur à communiquer avec l'autre
- votre partenaire est régulièrement négatif(ve), quel que soit le sujet abordé
- des sujets abordés sont régulièrement contredits, sans aucun souvenir
- votre partenaire présente des côtés obsessionnels et très engagés
- votre partenaire vous contraint, pour votre bien et celui du couple
- vous sentez que les rapports sont unidirectionnels, à son avantage
Cette liste pourrait tout aussi bien s'allonger dans des considérations que vous ne pourriez même pas soupçonner. L'imagination des profils pervers narcissique est quasiment sans limites et cet inexorable constat ne peut que justifier la nécessité de se préoccuper d'une véritable explosion de ce type de profils dans le monde moderne. Si vous vous reconnaissez déjà au travers de ces nombreux signaux d'alerte, alors il ne sera peut-être pas simple de vous détacher de cette situation. La capacité de conviction d'un(e) pervers(e) narcissique est redoutable. Le caractère profondément blessé de ces profils fait aussi que la majorité des victimes, ressentant cette souffrance chez leur bourreau, vont en dépit de toute logique rester auprès d'eux. Afin de mieux vous protéger, l'Observatoire des violences faites aux femmes du département de la Seine-Saint-Denis a repris en 2018 le concept de Violentomètre, initialement créé en Amérique latine. Un outil très précieux qui permet de mieux situer les situations de violences et d'acceptations parfois imperceptibles que vous subissez au sein de votre couple. Téléchargeable en cliquant sur l'image ci-dessous :
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| Avec plus de 20 ans d'expérience en communication, psychologie et psychothérapies, je vous accompagne dans la résolution de vos problématiques à Nantes mais aussi à distance en France et à l'international, en visioconférence. N'hésitez pas à me contacter ou à me laisser un message sur mon téléphone ou par mail, je vous répondrai dans les meilleurs délais. (Pour votre information, le tarif pour une séance d'une heure est de 60€) |
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Florian MARTIN
06.87.57.39.22
(du lundi au vendredi de 8h à 20h, le samedi de 8h à 13h)
contact@florianmartin-psychopraticien.fr |
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Aucune manipulation, aucune stratégisation
Il est à mon sens essentiel de briser une légende extrêmement répandue sur la perversion narcissique, celle que ces odieuses personnes feraient preuve d'une grande manipulation et d'une forme de stratégisation de leurs faits et gestes. Tout ceci est absolument inexact. Pourquoi cela change tout ? Parce qu'ainsi vous comprendrez que vous n'êtes pas LA cible, que ce n'est pas parce qu'il/elle vous en veut spécifiquement que vous subissez les attaques de votre partenaire, mais parce que c'est sa façon de fonctionner, en permanence, avec celles et ceux qu'il/elle peut contrôler. Cette vision des choses est centrale pour que vous réussissiez à vous détacher de la culpabilité qui pourrait vous ronger de ne pas être suffisamment ceci ou pas assez cela. Que les choses soient dites, si vous pensez un seul instant que vous réussirez à ramener votre PN dans le droit chemin, retenez bien ceci : vous avez perdu d'avance. Quoi que vous puissiez dire, faire, modifier, évoquer, rien n'y changera. Si le désir de changer ne vient pas directement du profil pervers narcissique de manière radicale avec un suivi psychologique suffisamment profond et pertinent, celui-ci sera totalement hermétique à vos remarques, aussi bienveillantes puissent-elles être. Il est important de vous éclairer sur ce qui se déroule en réalité au sein du tourbillon émotionnel qui se joue quotidiennement chez votre partenaire.
Un(e) pervers(e) narcissique est une personne qui a subi une forte déficience d'accompagnement parental durant la phase fondatrice de la structure identitaire adulte, grossièrement entre ses 15 et 20 ans. Également identifiés sous le terme de « vampires », ces profils en manque de sécurité face à la vie vont développer une hypervigilance naturelle qui s'accentuera avec l'âge si, comme expliqué précédemment, aucun accompagnement psychologique réel et profond n'est réellement engagé. Cette hypervigilance sur un terrain « insecure » va spontanément déclencher des postures de négativité et de méfiance vis-à-vis du monde. Mais à aucun moment un(e) pervers(e) narcissique ne se rendra compte de ce qu'il/elle fait, tout autant qu'il/elle ne mettra en place une quelconque manipulation ou stratégisation afin de réfléchir à la meilleure façon de vous faire souffrir. Ce processus est naturel, spontané et parfaitement incontrôlé. Un(e) pervers(e) narcissique est attiré et se nourrit de la souffrance du monde tout simplement car en s'y comparant, il/elle se sentira immédiatement rehaussé, revalorisé face à cette souffrance. En psychologie sociale, ceci se nomme de la comparaison descendante. Ainsi, quoi de plus accessible et aisé de générer de la souffrance chez la personne qui partage la vie d'un(e) pervers(e) narcissique, étant une source émotionnelle à sa disposition facilement attaquable. Aussi, pour celles et ceux qui feront partie intégrante de son monde de manière proche, ils subiront eux aussi les conséquences de cette hypervigilance. Soit ces profils PN s'entoureront d'autres profils PN afin de cultiver leur souffrance en réseau, soit à l'inverse, ils s'entoureront de profils extrêmement bienveillants et remplis d'énergie prêt à venir en aide à ce type de déviants émotionnels.
Les cibles idéales : profils HPI, HPE, hypersensibles
Il est désormais temps d'aborder les profils qui sont malheureusement les cibles idéales d'un(e) pervers(e) narcissique. Comme expliqué précédemment, les PN sont des profils très en souffrance, même si bien entendu il existe tout une variété de degrés de l'expression de cette déviance émotionnelle. Cette souffrance permanente, ressentie au travers d'une vision négative et méfiante du monde dans lequel ils gravitent, a la nécessité d'être en permanence abaissée afin que leurs journées soient ainsi plus acceptables, plus supportables. Vous comprenez donc aisément que pour trouver de la souffrance à disposition tel un distributeur automatique, l'idéal pour un(e) pervers(e) narcissique est donc d'entretenir une relation de couple avec un distributeur émotionnel activé en permanence. C'est à ce moment-là qu'interviennent les profils à haut potentiel intellectuel, émotionnel ou profils hypersensibles. Véritables éponges émotionnelles de chaque instant, ce sont donc des cibles parfaites, pour un(e) pervers(e) narcissique, sans bien entendu qu'aucune des deux parties ne s'en rende compte. L'un sera touché par le profil « touchant et oiseau blessé » de l'autre, quand l'autre sera attiré par le côté « résilient et positif » de l'un. Cocktail fortement pervers et inconsciemment déviant pour une relation qui paraissait souvent idéale aux yeux des cibles hypersensibles se faisant malheureusement très souvent attirées dans les toiles de profils pervers narcissiques. Et lorsque le mal est fait, il est bien souvent déjà trop tard pour faire machine arrière. En effet, les profils hypersensibles, HPI/HPE sont naturellement très dévoués, sacrificiels et se remettent très souvent en question. Ainsi, une fois le sentiment amoureux installé, la perspective d'une sortie de couple nécessitera une temporalité suffisamment longue et probante afin de pouvoir passer à l'action. Ce processus, parfois très long, rassurera le profil hypersensible et hyper-empathique qu'il/elle prend la bonne décision et qu'il/elle arrive à envisager de manière indiscutable un meilleur avenir hors de son couple.
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